Mishnah
Mishnah

Bava Kamma 3

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1

הַמַּנִּיחַ אֶת הַכַּד בִּרְשׁוּת הָרַבִּים וּבָא אַחֵר וְנִתְקַל בָּהּ וּשְׁבָרָהּ, פָּטוּר. וְאִם הֻזַּק בָּהּ, בַּעַל הֶחָבִית חַיָּב בְּנִזְקוֹ. נִשְׁבְּרָה כַדּוֹ בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, וְהֻחְלַק אֶחָד בַּמַּיִם, אוֹ שֶׁלָּקָה בַחֲרָסֶיהָ, חַיָּב. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, בְּמִתְכַּוֵּן, חַיָּב. בְּאֵינוֹ מִתְכַּוֵּן, פָּטוּר:

Si l'on place une cruche dans le domaine public et qu'un autre vient trébucher dessus et la casse, il (celui qui l'a cassé) n'est pas responsable, [car les hommes (c'est-à-dire les piétons) n'ont pas l'habitude de regarder le sol] . Et s'il en a été blessé, le propriétaire du lanceur est responsable de sa blessure [même s'il en avait renoncé à la propriété. Car si l'on renonce à la propriété d'objets qui peuvent causer un dommage, qu'il n'avait pas le droit de faire (c'est-à-dire d'y placer) au début, c'est comme s'il n'en avait pas renoncé.] Si (il a trébuché et) son pichet s'est cassé dans le domaine public, et quelqu'un a glissé sur l'eau ou a été blessé par ses éclats, il est responsable. [Car il (ce tanna) soutient que trébucher est (à considérer comme) un manquement, et non comme un accident, raison pour laquelle il est responsable.] R. Yehudah dit: S'il a l'intention [d'acquérir les éclats et l'eau après son pichet est cassé], il est responsable [des dommages qu'ils causent, car c'est son bor qui a causé les dommages], mais s'il n'a pas l'intention [de les acquérir, alors, puisqu'ils ont pour origine un accident (R Yehudah estimant que trébucher n'est pas un manquement), les éclats et l'eau sont (considérés comme) hefker (renoncés) après l'accident, et] il n'est pas responsable. [La halakha est conforme à R. Yehudah, que trébucher n'est pas (considéré comme) un manquement. Et comme c'est (considéré comme) un accident, et qu'il n'avait aucune intention d'acquérir les éclats et l'eau, c'est comme s'ils ne lui appartenaient jamais et il n'est pas responsable des dommages qu'ils causent.]

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2

הַשּׁוֹפֵךְ מַיִם בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, וְהֻזַּק בָּהֶן אַחֵר, חַיָּב בְּנִזְקוֹ. הַמַּצְנִיעַ אֶת הַקּוֹץ, וְאֶת הַזְּכוּכִית, וְהַגּוֹדֵר אֶת גְּדֵרוֹ בְּקוֹצִים, וְגָדֵר שֶׁנָּפַל לִרְשׁוּת הָרַבִּים, וְהֻזְּקוּ בָהֶן אֲחֵרִים, חַיָּב בְּנִזְקָן:

Si l'un répand de l'eau dans le domaine public et qu'un autre en est blessé, il est responsable de sa blessure. [Même s'il est autorisé à le faire, comme pendant la saison des pluies, quand il est permis de déverser de l'eau dans le domaine public, encore, si un autre en a été blessé, il est responsable de sa blessure.] Si quelqu'un sécrète des épines ou verre [dans le domaine public], ou si l’un dresse sa clôture avec des épines [pour qu’elles se projettent dans le domaine public (mais s’il les garde dans son domaine et qu’un autre est blessé par elles, il n’est pas responsable, car les hommes ne sont pas de se frotter contre les murs)], ou si sa clôture est tombée dans le domaine public et que d’autres ont été blessés, il est responsable.

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3

הַמּוֹצִיא אֶת תִּבְנוֹ וְאֶת קַשּׁוֹ לִרְשׁוּת הָרַבִּים לִזְבָלִים, וְהֻזַּק בָּהֶן אַחֵר, חַיָּב בְּנִזְקוֹ, וְכָל הַקּוֹדֵם בָּהֶן זָכָה. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר, כָּל הַמְקַלְקְלִין בִּרְשׁוּת הָרַבִּים וְהִזִּיקוּ, חַיָּבִין לְשַׁלֵּם, וְכָל הַקּוֹדֵם בָּהֶן זָכָה. הַהוֹפֵךְ אֶת הַגָּלָל בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, וְהֻזַּק בָּהֶן אַחֵר, חַיָּב בְּנִזְקוֹ:

Si quelqu'un emporte son foin et sa paille dans le domaine public pour l'engrais, [c'est-à-dire pour qu'ils se décomposent et deviennent de l'engrais pour les champs ou les vignobles], et qu'un autre est blessé, il est responsable de son préjudice. Et celui qui est le premier (à les prendre) les acquiert, [les rabbins l'ayant pénalisé.] R. Shimon b. Gamliel dit: Tous ceux qui gâchent le domaine public, [même s'ils le font licitement (comme à l'époque où les engrais sont retirés)], si des dommages en sont causés, ils doivent payer; et celui qui est le premier (pour prendre les choses qui y sont placées) les acquiert. Si quelqu'un retourne des excréments d'animaux dans le domaine public et qu'un autre en est blessé, il est responsable de sa blessure.

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4

שְׁנֵי קַדָּרִין שֶׁהָיוּ מְהַלְּכִין זֶה אַחַר זֶה, וְנִתְקַל הָרִאשׁוֹן וְנָפַל, וְנִתְקַל הַשֵּׁנִי בָּרִאשׁוֹן, הָרִאשׁוֹן חַיָּב בְּנִזְקֵי שֵׁנִי:

Si deux potiers marchaient l'un derrière l'autre, et que le premier trébuchait et tombait, et que le second trébuchait sur le premier, le premier est responsable des blessures du second. [Ceci, dans un cas où le premier aurait pu se lever et ne l'a pas fait, auquel cas il est abandonné. Mais s'il n'a pas pu se lever, il n'est pas responsable, la décision étant que trébucher n'est pas un manquement.]

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5

זֶה בָּא בְחָבִיתוֹ, וְזֶה בָּא בְקוֹרָתוֹ, נִשְׁבְּרָה כַדּוֹ שֶׁל זֶה בְּקוֹרָתוֹ שֶׁל זֶה, פָּטוּר, שֶׁלָּזֶה רְשׁוּת לְהַלֵּךְ וְלָזֶה רְשׁוּת לְהַלֵּךְ. הָיָה בַעַל קוֹרָה רִאשׁוֹן, וּבַעַל חָבִית אַחֲרוֹן, נִשְׁבְּרָה חָבִית בַּקּוֹרָה, פָּטוּר בַּעַל הַקּוֹרָה. וְאִם עָמַד בַּעַל הַקּוֹרָה, חַיָּב. וְאִם אָמַר לְבַעַל הֶחָבִית עֲמֹד, פָּטוּר. הָיָה בַעַל חָבִית רִאשׁוֹן וּבַעַל קוֹרָה אַחֲרוֹן, נִשְׁבְּרָה חָבִית בַּקּוֹרָה, חַיָּב. וְאִם עָמַד בַּעַל חָבִית, פָּטוּר. וְאִם אָמַר לְבַעַל קוֹרָה עֲמֹד, חַיָּב. וְכֵן זֶה בָא בְנֵרוֹ וְזֶה בְפִשְׁתָּנוֹ:

Si l'un venait avec sa cruche, et l'autre, avec sa poutre, et que le lanceur du premier était brisé par la poutre du second, il n'est pas responsable, car tous deux sont autorisés à y marcher. Si le porte-poutre (marchait) devant lui et que le porte-lanceur, derrière lui, et le lanceur étaient cassés par la poutre, le porte-poutre n'est pas responsable, [car il marchait à un rythme normal et l'autre se précipitait.] Et si le porte-faisceau s'est arrêté, il est responsable. Et s'il a dit au lanceur de s'arrêter, il n'est pas responsable. Si le porteur du lanceur était (marchant) devant, et le porte-poutre derrière, et le lanceur a été brisé par la poutre, il est responsable. Et si le porteur du lanceur s'est arrêté, il n'est pas responsable. Et s'il a dit au porte-faisceau de s'arrêter, il est responsable. Il en va de même avec l'un venant avec sa lampe et l'autre avec son lin.

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6

שְׁנַיִם שֶׁהָיוּ מְהַלְּכִין בִּרְשׁוּת הָרַבִּים אֶחָד רָץ וְאֶחָד מְהַלֵּךְ, אוֹ שֶׁהָיוּ שְׁנֵיהֶם רָצִים, וְהִזִּיקוּ זֶה אֶת זֶה, שְׁנֵיהֶם פְּטוּרִין:

Si deux marchaient dans le domaine public, un marchant et un courant. Ou si deux couraient et qu'ils se sont blessés, les deux ne sont pas responsables. [Notre Mishnah est défectueuse. Voici ce qui a été enseigné: si l'un courait et l'autre marchait la veille des sabbats ou des fêtes, ou si les deux couraient les autres jours de l'année, les deux ne sont pas responsables. Car à la veille des sabbats et des fêtes, celui qui court est autorisé à le faire, courant comme il le fait pour une mitsva, pour préparer son sabbat et ses besoins de fête, c'est pourquoi il n'est pas responsable. Et les autres jours de l'année, lorsqu'ils courent tous les deux, puisque les deux s'écartent de la norme, ils ne sont pas tous deux responsables.]

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7

הַמְבַקֵּעַ בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד וְהִזִּיק בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, בִּרְשׁוּת הָרַבִּים וְהִזִּיק בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד, בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד וְהִזִּיק בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד אַחֵר, חַיָּב:

Si quelqu'un coupait [du bois] dans un domaine privé et qu'il causait des dommages dans le domaine public; dans le domaine public, et il a causé des dommages dans un domaine privé [d'autrui]; dans un domaine privé [le sien], et il a causé des dommages dans un domaine privé différent, il est responsable. [Même s'il le fait dans son propre domaine et que beaucoup ne s'y trouvent pas que nous devrions dire qu'il aurait dû être prudent, il est néanmoins responsable.]

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8

שְׁנֵי שְׁוָרִים תַּמִּים שֶׁחָבְלוּ זֶה אֶת זֶה, מְשַׁלְּמִים בַּמּוֹתָר חֲצִי נֶזֶק. שְׁנֵיהֶם מוּעָדִים, מְשַׁלְּמִים בַּמּוֹתָר נֶזֶק שָׁלֵם. אֶחָד תָּם וְאֶחָד מוּעָד, מוּעָד בַּתָּם מְשַׁלֵּם בַּמּוֹתָר נֶזֶק שָׁלֵם, תָּם בַּמּוּעָד מְשַׁלֵּם בַּמּוֹתָר חֲצִי נֶזֶק. וְכֵן שְׁנֵי אֲנָשִׁים שֶׁחָבְלוּ זֶה בָזֶה, מְשַׁלְּמִים בַּמּוֹתָר נֶזֶק שָׁלֵם. אָדָם בְּמוּעָד וּמוּעָד בְּאָדָם, מְשַׁלֵּם בַּמּוֹתָר נֶזֶק שָׁלֵם. אָדָם בְּתָם וְתָם בְּאָדָם, אָדָם בְּתָם מְשַׁלֵּם בַּמּוֹתָר נֶזֶק שָׁלֵם, תָּם בְּאָדָם מְשַׁלֵּם בַּמּוֹתָר חֲצִי נֶזֶק. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר, אַף תָּם שֶׁחָבַל בְּאָדָם, מְשַׁלֵּם בַּמּוֹתָר נֶזֶק שָׁלֵם:

Deux bœufs, tamim, qui se sont blessés, paient un demi-nezek de l'excédent. [Ils estiment l'excédent de l'un sur l'autre, et celui qui a causé le plus de dégâts paie la moitié de cet excédent.] Tous deux muadim—ils paient un plein nezek de la franchise. Un un tam; l'autre, un muad— le muad dans le tam [c'est-à-dire s'il a causé plus de tort au tam que le tam à lui] —il paie plein nezek de l'excès. Le tam dans le muad—il paie un demi-nezek de l'excédent. De même, deux hommes qui se sont blessés paient un plein nezek de la franchise. Un homme dans un muad et un muad dans un homme—il paie un plein nezek de l'excès. Un homme dans un tam et un tam chez un homme—un homme dans un tam paie un nezek plein de l'excès, [un homme étant toujours un muad]; un tam chez un homme paie un demi-nezek de l'excédent, [il est écrit (Exode 21:31): "Ou s'il a un fils, ou s'il a une fille, selon cette ordonnance, il lui sera fait . " Selon l'ordonnance du boeuf goring boeuf, il en est de même de l'ordonnance du boeuf goring man. Tout comme dans l'ordonnance du boeuf goring boeuf, un tam paie un demi-nezek, et un muad, un plein nezek, de même, dans celui du boeuf goring homme, un tam paie un demi-nezek, et un muad, un plein nezek .] R. Akiva dit: Un tam, aussi, qui blesse un homme paie un plein nezek de l'excès. [R. Akiva expose «selon cette ordonnance» comme faisant référence à la loi précédant ce verset, celle d'un shor muad (un bœuf qui est un muad), à savoir: «Selon cette ordonnance» d'un shor muad, qui paie un plein nezek , "lui sera-t-il fait"—à tout bœuf qui gore un homme, même si c'est un tam. La halakha n'est pas conforme à R. Akiva.]

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9

שׁוֹר שָׁוֶה מָנֶה שֶׁנָּגַח שׁוֹר שָׁוֶה מָאתַיִם, וְאֵין הַנְּבֵלָה יָפָה כְלוּם, נוֹטֵל אֶת הַשּׁוֹר. שׁוֹר שָׁוֶה מָאתַיִם שֶׁנָּגַח שׁוֹר שָׁוֶה מָאתַיִם, וְאֵין הַנְּבֵלָה יָפָה כְלוּם, אָמַר רַבִּי מֵאִיר, עַל זֶה נֶאֱמַר (שמות כא) וּמָכְרוּ אֶת הַשּׁוֹר הַחַי וְחָצוּ אֶת כַּסְפּוֹ. אָמַר לוֹ רַבִּי יְהוּדָה, וְכֵן הֲלָכָה, קִיַּמְתָּ וּמָכְרוּ אֶת הַשּׁוֹר הַחַי וְחָצוּ אֶת כַּסְפּוֹ, וְלֹא קִיַּמְתָּ (שם) וְגַם אֶת הַמֵּת יֶחֱצוּן, וְאֵיזֶה, זֶה שׁוֹר שָׁוֶה מָאתַיִם שֶׁנָּגַח שׁוֹר שָׁוֶה מָאתַיִם, וְהַנְּבֵלָה יָפָה חֲמִשִּׁים זוּז, שֶׁזֶּה נוֹטֵל חֲצִי הַחַי וַחֲצִי הַמֵּת, וְזֶה נוֹטֵל חֲצִי הַחַי וַחֲצִי הַמֵּת:

Un bœuf (un tam) valant cent qui a encoré un bœuf valant deux cents, et la carcasse ne vaut rien —il (le nizak) prend le bœuf. Un bœuf valant deux cents qui a encoré un bœuf valant deux cents, et la carcasse ne vaut rien—R. Meir a dit: De ceci il est écrit (Exode 21:35): "Et ils vendront le bœuf vivant, et ils diviseront son argent par deux." R. Yehudah lui dit: "Et c'est la halakha." [c'est-à-dire, c'est assurément la halakha, qu'il lui donne cent, qui est la moitié du nezek.] Vous avez satisfait: "Et ils vendront le bœuf vivant, et ils diviseront son argent de moitié," mais vous n'avez pas satisfait ( Ibid.): "Et aussi la carcasse doit-elle être divisée en deux. Lequel, (plutôt, est l'exemple dont l'Écriture écrit?) Un bœuf valant deux cents qui a encoré un bœuf valant deux cents, et la carcasse vaut cinquante zuz. Celui-ci (le nizak) prend la moitié des vivants (animaux) et la moitié des morts, et celui-là (le mazik) prend la moitié des vivants et la moitié des morts. [R. Meir et R. Yehudah diffèrent là où la carcasse a pris de la valeur, comme quand au moment de la mort elle ne valait rien et elle a acquis de la valeur par la suite, étant apte à être nourrie à des chiens ou à être vendue à des non-juifs. R. Meir soutient que l'appréciation de la carcasse appartient entièrement au nizak, le mazik n'en recevant rien et payant un demi-nezek. Et c'est l'intention de la déclaration de R. Meir: "De ceci, il est écrit: 'Et ils vendront le bœuf vivant, et ils diviseront son argent par deux.'" C'est-à-dire qu'il doit lui donner le paiement demi-nezek de la vente du bœuf vivant, et il ne déduit rien à cause de l'appréciation de la carcasse. Et R. Yehudah tient que la moitié de l'appréciation de la carcasse va au mazik, de sorte que lorsque le mazik vient payer le demi-nezek au nizak, il déduit la moitié de l'appréciation de la carcasse depuis le moment de la mort jusqu'au moment du jugement. Et c'est l'intention de la déclaration de R. Yehudah à R. Meir: "Vous vous êtes satisfait: 'Et ils vendront le bœuf vivant', mais vous ne l'avez pas satisfait: 'et aussi la carcasse sera-t-elle divisée en deux,'" cela étant nécessaire pour diviser le montant d'appréciation de la carcasse et pour le mazik de prendre la moitié. La halakha est conforme à R. Yehudah.]

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10

יֵשׁ חַיָּב עַל מַעֲשֵׂה שׁוֹרוֹ וּפָטוּר עַל מַעֲשֵׂה עַצְמוֹ, פָּטוּר עַל מַעֲשֵׂה שׁוֹרוֹ וְחַיָּב עַל מַעֲשֵׂה עַצְמוֹ. שׁוֹרוֹ שֶׁבִּיֵּשׁ, פָּטוּר, וְהוּא שֶׁבִּיֵּשׁ, חַיָּב. שׁוֹרוֹ שֶׁסִּמֵּא אֶת עֵין עַבְדּוֹ, וְהִפִּיל אֶת שִׁנּוֹ, פָּטוּר, וְהוּא שֶׁסִּמֵּא אֶת עֵין עַבְדּוֹ, וְהִפִּיל אֶת שִׁנּוֹ, חַיָּב. שׁוֹרוֹ שֶׁחָבַל בְּאָבִיו וְאִמּוֹ, חַיָּב, וְהוּא שֶׁחָבַל בְּאָבִיו וְאִמּוֹ, פָּטוּר. שׁוֹרוֹ שֶׁהִדְלִיק אֶת הַגָּדִישׁ בְּשַׁבָּת, חַיָּב, וְהוּא שֶׁהִדְלִיק אֶת הַגָּדִישׁ בְּשַׁבָּת, פָּטוּר, מִפְּנֵי שֶׁהוּא מִתְחַיֵּב בְּנַפְשׁוֹ:

Parfois, on est responsable du fait de son bœuf et non responsable de son propre acte; et parfois il n'est pas responsable de l'acte de son bœuf et est responsable de son propre acte. Si son bœuf a fait honte (à un homme), il (le propriétaire) n'est pas responsable, [il est écrit (Lévitique 24:19): "un homme ... dans son compagnon", et non "un bœuf chez son compagnon". Ou bien, il n'y a aucune responsabilité pour honte sans intention de honte, ce qui n'obtient pas avec un bœuf.]; s'il a fait honte (à un homme), il est responsable. Si son bœuf a aveuglé l'œil de son esclave ou lui a cassé la dent, il n'est pas responsable, [et son esclave n'y gagne pas sa liberté]; s'il a aveuglé l'œil de son esclave ou a frappé sa dent, il est responsable, [à savoir. (Exode 21: 26-27): "il l'enverra libre."] Si son boeuf a frappé son père ou sa mère, il est responsable [des dommages]; s'il a frappé son père ou sa mère, il est exonéré [du paiement, un homme n'étant pas mis à mort et étant également obligé de payer.] Si son bœuf a mis le feu à une pile (de grains) le Shabbath, il est responsable [a demi-nezek, ceci étant un écart par rapport à la norme]; s'il met le feu à une pile le Shabbath, il n'est pas responsable, car il encourt la peine de mort.

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11

שׁוֹר שֶׁהָיָה רוֹדֵף אַחַר שׁוֹר אַחֵר, וְהֻזַּק, זֶה אוֹמֵר שׁוֹרְךָ הִזִּיק, וְזֶה אוֹמֵר לֹא כִי, אֶלָּא בְסֶלַע לָקָה, הַמּוֹצִיא מֵחֲבֵרוֹ עָלָיו הָרְאָיָה. הָיוּ שְׁנַיִם רוֹדְפִים אַחַר אֶחָד, זֶה אוֹמֵר שׁוֹרְךָ הִזִּיק, וְזֶה אוֹמֵר שׁוֹרְךָ הִזִּיק, שְׁנֵיהֶם פְּטוּרִין. אִם הָיוּ שְׁנֵיהֶן שֶׁל אִישׁ אֶחָד, שְׁנֵיהֶן חַיָּבִין. הָיָה אֶחָד גָּדוֹל וְאֶחָד קָטָן, הַנִּזָּק אוֹמֵר גָּדוֹל הִזִּיק, וְהַמַּזִּיק אוֹמֵר לֹא כִי, אֶלָּא קָטָן הִזִּיק. אֶחָד תָּם וְאֶחָד מוּעָד, הַנִּזָּק אוֹמֵר, מוּעָד הִזִּיק, וְהַמַּזִּיק אוֹמֵר לֹא כִי, אֶלָּא תָם הִזִּיק, הַמּוֹצִיא מֵחֲבֵרוֹ עָלָיו הָרְאָיָה. הָיוּ הַנִּזּוֹקִין שְׁנַיִם, אֶחָד גָּדוֹל וְאֶחָד קָטָן, וְהַמַּזִּיקִים שְׁנַיִם, אֶחָד גָּדוֹל וְאֶחָד קָטָן, הַנִּזָּק אוֹמֵר, גָּדוֹל הִזִּיק אֶת הַגָּדוֹל וְקָטָן אֶת הַקָּטָן, וּמַזִּיק אוֹמֵר לֹא כִי, אֶלָּא קָטָן אֶת הַגָּדוֹל וְגָדוֹל אֶת הַקָּטָן. אֶחָד תָּם וְאֶחָד מוּעָד, הַנִּזָּק אוֹמֵר, מוּעָד הִזִּיק אֶת הַגָּדוֹל וְתָם אֶת הַקָּטָן, וְהַמַּזִּיק אוֹמֵר לֹא כִי, אֶלָּא תָם אֶת הַגָּדוֹל וּמוּעָד אֶת הַקָּטָן, הַמּוֹצִיא מֵחֲבֵרוֹ עָלָיו הָרְאָיָה:

Si un bœuf en poursuivait un autre et qu'il (le second) était blessé — celui-ci (le propriétaire du second) dit: Ton bœuf blessé (le mien), et l'autre (le propriétaire du premier) dit: Non, il s'est meurtri sur un rocher —"la charge de la preuve incombe à celui qui retirerait (le paiement) de son voisin." Si deux [bœufs de deux hommes différents] en poursuivaient un [appartenant à un autre homme]—on dit: Votre bœuf est blessé; l'autre: Votre bœuf blessé, les deux sont exempts, [tous deux le repoussant]. Si les deux appartenaient à un seul homme, les deux sont responsables. [La gemara explique l'exemple de la Mishnah comme l'un des deux tamin, un tam payant de son seul corps. De sorte que si les deux sont devant nous, le nizak reçoit le demi-nezek entre les deux. Mais si les deux ne sont pas présents, il (le mazik) peut dire: allez apporter la preuve que ce bœuf a fait des dégâts, et je vous paierai!] Si l'un était grand et l'autre petit—le nizak dit: Le gros blessé (le mien), [et son corps contient la valeur d'un demi-nezek; et le mazik dit: Non, le petit a fait les dégâts [Prends la valeur du petit et perds le reste de ton demi-nezek], si l'un était un tam, et l'autre, un muad—le nizak dit: Le muad a fait les dégâts; et le mazik dit: Non, le tam l'a fait - "le fardeau de la preuve incombe à celui qui retirerait (le paiement) de son voisin." Si les blessés (bœufs) étaient deux—un grand et un petit; et les blessés étaient deux, un grand et un petit—le nizak dit: Le grand a blessé le grand, et le petit, le petit; et le mazik dit: Non, le petit a blessé le grand, et le grand le petit, [et même si le demi-nezek du grand est grand, vous ne pouvez le prendre qu'à mon petit; et le demi-nezek pour votre petit, prenez de mon grand]; si l'un était un tam et l'autre un muad—le nizak dit: Le muad a blessé le grand, et le tam, le petit; et le mazik dit: Non, le tam a blessé le grand, et le muad, le petit—"la charge de la preuve incombe à celui qui retirerait (le paiement) de son voisin." [Avec tous ces éléments "la charge de la preuve, etc." dans notre Michna, s'il n'apporte pas de preuve, il ne reçoit rien, pas même la valeur d'un tam, et même pas le petit qu'il (le mazik) a admis. Car si l'on réclame du blé à son voisin et qu'il admet de l'orge, il n'est même pas responsable du prix de l'orge. Mais si le nizak saisit le montant admis par le mazik, il ne lui est pas confisqué.]

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